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Yalta Club : "Paris est un bouillonnement permanent"


Crédit : Photo Presse/Sigried Duberos

Yalta Club a fait du chemin. D’un premier album éponyme d’une pop très spontanée à Hybris, sorti le 13 janvier dernier, la pâte Yalta, mélange de sonorités d’ici et d’ailleurs, se révèle plus élaborée. Le club des cinq trouve son propos. Sans renoncer à leur optimisme si singulier, Hybris (« démesure » en grec) peint un monde en pleine déflagration. Geff, le chanteur, nous répond sur cette métamorphose sculptée par de belles collaborations.


Que signifie Yalta Club ?


Yalta, c'est à la fois une invitation au voyage et une ville qui a été témoin d'un des événements fondateurs du Monde dans lequel on vit, du moins symboliquement. Club, c'est pour le côté très collectif de notre fonctionnement et aussi le côté plus électro qu'on a mis dans Hybris. On a la chance de passer beaucoup de temps à Berlin avec le groupe et on a pu goûter la vie nocturne locale !


Comment s'est formé le groupe ?


Tout simplement. La construction de notre identité artistique est venue ensuite, au fur et à mesure. Cela a été un long cheminement. Chaque album est pour nous une manière de répondre à la question : « Qui est Yalta Club ? ». C'est un des moteurs qui nous poussent à continuer à écrire encore et encore.



Quand on est cinq, comment se prennent les décisions ?


C'est un processus de discussion collégial pour tous les sujets importants. C'est parfois long et fastidieux mais ça nous permet de garder une grande cohésion. Le Yalta Club prend une telle part de notre temps qu'il est essentiel que chaque membre du groupe puisse s'y épanouir, y exprimer ses idées et ses émotions. Mais on n'est pas dans le consensus mou, chacun sait s'effacer au profit du groupe quand c'est nécessaire.


De votre premier au second album, il y a une nette évolution. Exile sur les migrants, Love sur les attentats de Charlie Hebdo, The Door sur la violence sexuelle, votre ton est devenu plus grave. Désillusion, maturité ou actualité devenue trop lourde ?


On est très heureux parce qu'on n'était pas sûrs que le public nous suivrait sur ce virage et ça a été le cas. La musique tient une part de plus en plus importante dans nos vies. Sur notre premier album, il y avait une barrière émotionnelle entre nous et notre musique. On ne se livrait pas, par pudeur, par peur peut-être. La chanson Love nous a ouvert tout un nouveau monde d'émotions. Soudainement on n'était plus dans la recherche ou la prise de recul mais dans une écriture de l'instant, du ressenti émotionnel. On a réalisé qu'on pouvait faire de la musique pas seulement pour le fun, mais aussi pour exprimer des choses très intimes. Et cette découverte nous a énormément apporté. C'est devenu naturel de tendre vers ça. Mais l'idée n'est pas de plomber notre public. Au contraire, on essaie de prendre toutes ces choses négatives et d'en faire collectivement quelque chose de beau, de lumineux. C'est aussi ce qu'on essaie d'appliquer en concert.



Bientôt un titre sur l'élection de Donald Trump ?


C'est un sujet dense qui mériterait un album complet, mais on n'est pas sûrs d'avoir envie de lui faire l'honneur de chanter une chanson sur lui.


Comment s'est passée la collaboration avec le le studio de créationAkatre, qui a réalisé les clips et les visuels de l'album ?


Akatre a tout de suite compris quel était le propos de l'album. On a énormément discuté en amont et puis on s'en est entièrement remis à eux. L'idée était de le pousser encore plus loin. On ne voulait pas être intrusifs dans leur travail pour ne pas lisser le résultat final, ni diluer leur apport. Il y avait beaucoup de confiance et de respect mutuel. Et on ne pouvait pas rêver meilleur résultat.


Comment avez-vous vécu l'autoproduction ?


L'autoproduction nous a permis de vraiment assumer la transition entre l'ancien et le nouveau Yalta Club et de prendre le temps de l'accomplir.


L'Hybris Tour contient beaucoup de dates en Allemagne. Le public allemand est-il plus demandeur ?


On a la chance de passer sur des très grosses radios là-bas, SWR3 notamment. Cela nous donne une visibilité beaucoup plus forte qu'en France et ça se ressent sur le public de nos concerts qui chante les paroles de nos chansons ! Mais le public français n'est pas en reste.


Une chanson qui vous met la gouache ?


World Domination de Joey Bada$$ !



À Paris, dans la fosse et non sur scène, où aimez-vous aller en concert ?


On adore voir des concerts au Divan du Monde où on a la chance de jouer le 26 avril. C'est un lieu intime avec beaucoup de cachet, parfait pour lancer sa soirée. On aime bien traîner aussi à L'International, sur la plage du Glazart, au Supersonic et côté plus grosses salles, on adore Le Trianon et La Cigale. Le bar parisien où l'on retrouve le Yalta Club accoudé au comptoir ?


On retrouvera plutôt le Yalta Club accoudé à un bar Montreuillois. On se verra au Chinois, place du marché !


Est-ce que Paris est une ville qui vous inspire ? Quel regard portez-vous sur elle ?


Comme beaucoup de Parisiens, Paris est-une ville qu'on adore détester, mais qui nous attire comme un aimant. Paris est un bouillonnement permanent, et c'est parfois difficile pour nous d'être créatifs dans ce contexte. On est confronté à beaucoup d'informations, de gens, de bruit. Ça a un côté grisant mais on a besoin de s'en extraire pour avoir la disponibilité d'esprit nécessaire à la création. Quand on écrit ensemble, on a besoin de ne penser qu'à ça, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et à Paris ça n'est pas possible.



Hybris, disponible depuis le 13 janvier 2017, Popes Records/Kunoreko Distribution


Yalta Club sera en concert le 15 avril au Plan de Ris-Orangis et ce 26 avril au Divan du Monde.


Et bonne nouvelle, Happy Project vous fait gagner 1x2 places pour aller danser sur Yalta Club au Divan du Monde ! Pour tenter de gagner, envoyez-nous un mot d'amour à hello@happyproject.world. Coeur sur vous !


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